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Cie Les lendemains de la veille · mise en scène Alexandre Haslé · texte Daniel Keene

« Il fut un temps où les gens me donnaient toutes sortes de choses toutes sortes de gens toutes sortes de choses (…) Je ne connaissais pas ces gens ils me donnaient des affaires avant de monter dans le train ». Accompagné de ses marionnettes, Alexandre Haslé nous révèle la biographie de poussière de ces voyageurs qui ne sont jamais revenus.

Hanna raconte comment, il y a longtemps, des gens pressés lui ont donné des objets de toutes sortes : une cage, une valise, un violon, un voile de mariée… Obsédée par le souvenir de ces silhouettes imprécises, elle finit par remettre un visage sur cet enfant qui lui avait donné une bouteille contenant un trésor : de l’eau de pluie. Dans ce texte court, Daniel Keene a su évoquer avec une infinie pudeur la déportation.

Avec un mimétisme fascinant, Alexandre Haslé fait corps avec tous ceux qui ont pris ces trains. Ces hommes et ces femmes renaissent sous nos yeux le temps d’une soirée. Ils sont là, avec leur mine grave et naïve. Ils jouent avec nous pour nous parler d’eux. Par la force poétique des mots, des images et de la musique klezmer, Alexandre Haslé nous embarque dans une ambiance crépusculaire, là où la vie et la mort se frôlent. Un voyage bouleversant.

 

Nous avons pu essayer les marionnettes à la fin, émouvant

PARIS

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